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shokin
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Joined: 07 Jan 2009 Posts: 945
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Posted: Sat 1 May - 01:43 Post subject: L'indépendance du Québec |
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LA SOUVERAINETÉ DU QUÉBEC
LE RÉFÉRENDUM DU 30 OCTOBRE 1995
L'essentiel en bref :
« Si je vous ai bien compris, vous êtes en train de dire à la prochaine fois », lance René Lévesque après la défaite du référendum de 1980. Cette prochaine fois, c’est le 30 octobre 1995 qu’elle aura lieu. Entre le jour du dépôt du projet de loi référendaire, le 7 septembre 1995, et le soir du vote, le pays vit l’une des périodes les plus décisives de son histoire politique. Revivez cette campagne empreinte d’émotion, de colère et de déception, jusqu’au soir du 30 octobre, au moment où le pays frôle l’éclatement.
Parizeau dépose la question :
L’arrivée au pouvoir du Parti québécois, le 12 septembre 1994, ouvre la porte au processus référendaire sur la souveraineté du Québec. Le premier ministre Jacques Parizeau confirme son intention le 6 décembre 1994, avec le dépôt de l’avant-projet de loi sur la souveraineté du Québec. Le document servira de base à une série de consultations régionales menées entre janvier et mars 1995. Le 11 juin 1995, le PQ, le BQ (Bloc québécois) et l’ADQ suivent les recommandations de la commission nationale et concluent une entente sur un projet de souveraineté assortie d’un partenariat économique avec le Canada. Voici l’émission spéciale consacrée au dépôt du projet de loi 1, le 7 septembre 1995. Les tentatives du gouvernement conservateur de Brian Mulroney de réintégrer le Québec dans le giron constitutionnel échouent avec la mort des accords du lac Meech, le 23 juin 1990, et de Charlottetown, le 26 octobre 1992. Le Québec, qui n’a jamais signé la Constitution modifiée de 1982, se retrouve alors dans l’impasse. Dès mars 1991, le rapport de la Commission sur l’avenir politique et constitutionnel du Québec, dite Bélanger-Campeau, propose un référendum sur la souveraineté du Québec. Selon le rapport, la Loi constitutionnelle de 1982 a renforcé le fédéralisme et l’identité nationale canadienne au détriment du pouvoir politique et de l’identité distincte du Québec.
L'Assemblée nationale se prononce :
« Acceptez-vous que le Québec devienne souverain après avoir offert formellement au Canada un nouveau partenariat économique et politique dans le cadre du projet de loi sur l'avenir du Québec et de l'entente signée le 12 juin 1995? » Telle est la question à laquelle devront répondre par oui ou par non les Québécois lors du référendum prévu pour le 30 octobre 1995. Bien que le débat parlementaire de 35 heures soit mené rondement par les libéraux, la question est adoptée le 20 septembre par l’Assemblée nationale, sans aucun ajout ni amendement, comme l’explique le journaliste Gilles Morin. Sur la scène fédérale, le ton monte entre le chef du Bloc québécois et le premier ministre, comme le rapporte Geneviève Rossier dans le second reportage. Lucien Bouchard accuse Jean Chrétien d’arrogance, d’avoir une « obsession anti-Québec », et d’avoir « enfoncé une constitution dans la gorge des Québécois ». La réplique du premier ministre est cinglante : « Soyez donc honnêtes, dites donc aux Québécois, comme vous avez dit aux Américains : “Nous sommes des séparatistes”, et vous allez en manger une belle! ». Ouverture officielle de la campagne :
Le 1er octobre, le gouvernement du Québec adopte le décret fixant la date du référendum au 30 octobre. La campagne référendaire s’ouvre donc officiellement. Pour l’occasion, Radio-Canada diffusera tous les dimanches d’octobre une émission spéciale présentée par Bernard Derome et Jean-François Lépine. Outre un bulletin référendaire, l’émission Référendum 1995 : L’Heure du choix propose des entrevues avec les principaux acteurs politiques et des débats partisans entre deux politologues. Dans son discours, le premier ministre Jacques Parizeau met en garde les électeurs contre les conséquences d’un non, en particulier sur les programmes sociaux. De son côté, Daniel Johnson accuse Jacques Parizeau de détourner le sens du référendum. Le ministre délégué à la Restructuration, Richard Le Hir, dont le mandat est de préparer des études sur la faisabilité du projet souverainiste, est plongé dans la controverse. D’abord accusé de favoritisme par les libéraux le 20 septembre, il doit justifier le lendemain la mise à l’écart d’études défavorables à la souveraineté, qui prédisent d’importants déficits. Les 37 volumineuses études sont publiées le 29 septembre. Une synthèse de ces documents, préparée par le secrétariat du ministre Le Hir, conclut que la fusion des deux paliers de gouvernement, après une déclaration de souveraineté, pourrait conduire à des économies d’échelle de l’ordre de 2,7 milliards. La grogne monte au sein du Parti québécois. Mécontents de la tournure des événements des semaines précédant le référendum, les péquistes remettent en question plusieurs aspects de la stratégie référendaire. Les députés du parti se rencontrent deux fois vers la mi-septembre sans Jacques Parizeau, victime d’une grippe. Ils critiquent alors vertement la stratégie du premier ministre, de son conseiller Jean-François Lisée et de Monique Simard, la vice-présidente du PQ. Les députés reprochent notamment aux stratèges de prendre des décisions sans les consulter. Ils sont « enragés » d’apprendre que la présentation du plan de communication et de publicité, promise depuis trois mois, n’est toujours pas prête.
Dure semaine pour le camp du OUI :
La campagne du oui bat de l’aile une semaine après son ouverture officielle. Stratégie déficiente, incapacité à répondre aux arguments, particulièrement de nature économique, le camp du oui demeure sur la défensive et vend mal son option. À l’émission Les Actualités, l’animatrice Gisèle Lalande passe en revue les faits saillants de la première semaine de campagne avec les journalistes Claude Brunet et Maurice Godin. Ensuite, le politologue Christian Dufour, partisan du oui, et le philosophe Charles Taylor, tenant du non, discutent des stratégies des deux camps et tentent d’expliquer pourquoi le débat s’enlise dans le discrédit des personnalités politiques. Le camp du oui est l’objet de plusieurs attaques de la part d’hommes d’affaires partisans du non. Le 21 septembre, le président de Bombardier, Laurent Beaudoin, affirme que le Québec n’est pas assez grand pour permettre à une multinationale comme la sienne de se développer. La réplique viendra de Bernard Landry lors d’une assemblée au Vieux-Port de Québec. Accusant les hommes d’affaires comme Laurent Beaudoin de ne pas parler intelligemment de l’économie d’un Québec souverain, Bernard Landry cite des exemples de petits pays, comme la Suisse et la Suède, qui comptent d’importantes multinationales. Le ministre reprochera également à l’homme d’affaires d’oublier que Bombardier est « un enfant de la solidarité et du nationalisme québécois ».
Lucien Bouchard, négociateur en chef :
Le 7 octobre, alors que la campagne du oui est en perte de vitesse, Jacques Parizeau révise sa stratégie et pose un geste audacieux. Il nomme le chef du Bloc québécois, Lucien Bouchard, négociateur en chef de l’entente de partenariat avec le Canada, si le oui l’emporte le 30 octobre. Cette nomination place Lucien Bouchard à l’avant-scène de la campagne référendaire et confirme son rôle de leader du camp du oui. Sa personnalité charismatique et convaincante fait du chef du Bloc le personnage politique le plus aimé des Québécois. Mais pas à l’extérieur du Québec, comme l’explique le politologue John Trent à Claude Brunet. La veille de la nomination de Lucien Bouchard au poste de négociateur en chef, les 125 présidents de comités du PQ et les 16 responsables régionaux sont réunis à huis clos dans le cadre d’un conseil national spécial. Les péquistes doivent se pencher sur la stratégie référendaire à adopter. Les militants souhaitent que Lucien Bouchard prenne plus de place dans la campagne. En privé, les stratèges souverainistes soulignent que, pour s’assurer de la victoire, Jacques Parizeau laisserait volontiers l’avant-scène au chef bloquiste. La nomination de Lucien Bouchard apportera dans les jours suivants un vent de fraîcheur et un nouvel élan à la campagne du oui. « Non à la séparation » :
Les partisans du non tiennent un grand rassemblement à l’auditorium de Verdun le 24 octobre. Bien que l’enthousiasme soit présent chez les 12 500 partisans, il règne un sentiment d’inquiétude dans le camp du non. Un vent de panique s’est installé depuis que les sondages du 18 octobre ont placé l’option souverainiste en avance pour la première fois : 50,6 % contre 49,4 %. Pour renverser cette tendance, le camp du non change sa stratégie et désigne Jean Chrétien comme principal porte-parole, en remplacement de Daniel Johnson. Le journaliste Michel Cormier trace un bilan de cette soirée et des discours des ténors fédéralistes. La nouvelle du sondage favorable au oui force Jean Chrétien à changer son fusil d’épaule et à adopter un autre discours. Pour la première fois depuis le début de la campagne, le premier ministre admet que la bataille est serrée et que la victoire du non n’est toujours pas acquise. Pendant ce temps, la grogne se fait sentir dans le reste du Canada. Les politiciens hors Québec accusent Jean Chrétien d’avoir péché par excès de confiance. Ils mettent également en doute son leadership et son jugement. Le 21 octobre, la dissension gagne le camp fédéraliste. Daniel Johnson demande à Jean Chrétien de promouvoir immédiatement certaines revendications du Québec, dont la société distincte, le droit de veto et le retrait du fédéral des compétences provinciales. Le premier ministre refuse d’accéder à cette requête, car pour lui, le débat ne porte pas sur la Constitution, mais sur la séparation du Québec. Le lendemain, le camp du non accepte le concept de société distincte. Dans une déclaration conjointe, Jean Chrétien et Daniel Johnson disent appuyer ce principe, mais ne soulèvent aucunement la question du droit de veto et du retrait du fédéral des compétences provinciales. Pourtant, ces deux éléments sont mentionnés dans le manifeste du non, un document signé par les membres du camp fédéraliste, dont Jean Chrétien.
Un oui devient possible :
Le 25 octobre, c’est au tour des partisans du oui de tenir un grand rassemblement à l’auditorium de Verdun. Les militants souverainistes sont venus entendre leurs trois chefs, Lucien Bouchard, Jacques Parizeau et Mario Dumont, donner la réplique aux fédéralistes. Si les choses ne tournaient pas rond pour les souverainistes au début du mois d’octobre, « tout baigne dans l’huile » depuis que Lucien Bouchard a pris les commandes du camp du oui. L’effet Bouchard prend tellement d’ampleur auprès des Québécois que le oui est désormais en avance dans les sondages. D’autre part, Jean Chrétien et Lucien Bouchard livrent à la télévision leur adresse à la nation. Michel Cormier nous résume cette soirée. L’offre de dernière minute des fédéralistes de conférer le statut de société distincte au Québec rebute les souverainistes. Le 19 octobre, dans une assemblée de 1200 jeunes souverainistes réunis au Spectrum de Montréal, Jacques Parizeau affirme : « On ne veut pas de société distincte, on veut un pays à nous. » Quant à Michel Gauthier, leader parlementaire du Bloc québécois, il rejette la motion de société distincte déposée à l’instigation de Frank McKenna, car elle arrive trop tard. Malgré sa forte popularité, Lucien Bouchard se retrouve sur la sellette après certaines déclarations maladroites. Le 14 octobre, il tient des propos controversés sur les femmes alors qu’il tente de gagner leur faveur. En abordant le thème des problèmes démographiques du Québec, il décrit les Québécois comme « une des races blanches qui a le moins d’enfants ». Outrés, les fédéralistes crient au racisme, alors que les regroupements de femmes exigent des excuses. Le jour suivant, le chef du Bloc québécois soutient que la souveraineté n’entraînera aucun coût ni difficulté économique. Une affirmation fausse et exagérée selon le camp du non. Manifestation d'amour pour le Québec :
À Montréal, les forces fédéralistes organisent, le 27 octobre, le plus important rassemblement du non de la campagne référendaire sur la place du Canada. Des dizaines de milliers de Canadiens viennent de tous les coins du pays, de St. John’s, Terre-Neuve, à Vancouver, pour démontrer leur volonté de conserver le Québec au sein du Canada. Le « love-in » fait place encore une fois aux dirigeants du non. Dans leur allocution, Jean Charest, Jean Chrétien et Daniel Johnson remercient les Canadiens qui, grâce aux importants rabais consentis par les transporteurs aériens, ont fait le voyage pour témoigner leur amour aux Québécois. Les souverainistes, Jacques Parizeau en tête, dénoncent cette manifestation. Le premier ministre du Québec déclare qu’il n’est pas « très agréable, à trois jours du vote, de voir des Canadiens des autres provinces venir nous dire comment voter ». La veille du rassemblement, Lucien Bouchard s’élevait contre les importants rabais consentis aux manifestants par les transporteurs aériens, et ce malgré les avertissements du directeur général des élections, Pierre F. Côté. Celui-ci a d’ailleurs envoyé des mises en demeure à quelques compagnies afin de faire respecter la loi québécoise sur les consultations populaires. Lucien Bouchard a aussi souligné le manque de respect des forces fédéralistes envers les lois québécoises. Les souverainistes accusent également Ottawa d’offrir aux employés fédéraux une journée de congé avec solde pour participer à la manifestation de la place du Canada, allégation réfutée par le président du Conseil du trésor, Art Eggleton. Les souverainistes estiment à 4,3 millions de dollars les dépenses engendrées par le grand rassemblement du 27 octobre, soit une somme équivalant au plafond de dépenses permises fixé par la loi sur les consultations publiques pour les deux camps. Daniel Johnson se fait rassurant et affirme que toutes les dépenses seront comptabilisées par le comité du non.
Pays au bord de la crise de nerfs :
La veille du vote, la ferveur et l’enthousiasme sont à leur paroxysme du côté du oui. La victoire semble plus que jamais à portée de main. Un oui représente la « vraie sécurité », affirme Jacques Parizeau, qui termine la campagne en compagnie de Lucien Bouchard et de Mario Dumont dans la circonscription de Taillon, à Longueuil. Le choix de Taillon, fief électoral de René Lévesque pendant neuf ans, pour clore la campagne est tout à fait symbolique. D’ailleurs, Jacques Parizeau a lancé un dernier appel aux indécis en invoquant la mémoire de René Lévesque, comme le souligne le journaliste Gilles Morin. Les dernières manifestations d’amour, à Montréal le 27 octobre et à Hull le 29, ont redonné de l’élan à l’option du non. Les troupes fédéralistes ont repris de la vigueur depuis que les ministres fédéraux ont mis la main à la pâte, une semaine avant le vote. C’est d’ailleurs le ministre des Pêches Brian Tobin qui a suggéré à ses collègues de se mobiliser pour favoriser la participation des Canadiens au grand rassemblement à Montréal. Mais à quelques heures du vote, ce qui importe le plus pour les deux camps, c’est de convaincre les indécis, car ils peuvent faire pencher la balance d’un côté comme de l’autre. En fin de parcours, Jean Chrétien demeure évasif quant à une victoire serrée du oui. Le premier ministre refuse de s’engager sur la validité du résultat du référendum si le non perd de justesse. Par contre, il n’hésitera pas à reconnaître une victoire du non à 51 % ou 52 % des suffrages. Le premier ministre laisse planer le doute en cas de victoire des souverainistes, car il considère entre autres la question référendaire comme trop confuse. Le choix d'un pays :
Pour une deuxième fois en 15 ans, les Québécois sont appelés à se prononcer sur la souveraineté du Québec. Le 30 octobre 1995 voit une participation record de 93,52 %, avec plus de cinq millions de votants. Dans les chaumières ou dans les rassemblements organisés, un mélange de tension et d’excitation gagne la population le soir du référendum. Les premiers résultats arrivent de régions favorables à la souveraineté, comme la Gaspésie, le Bas-Saint-Laurent, la Côte-Nord , le Saguenay, le Lac-Saint-Jean et Charlevoix. Le oui prend ainsi de l’avance dans les premières heures. Dans la région de Québec, le oui l’emporte par une faible marge, probablement trop petite pour donner une avance confortable aux souverainistes. Au fur et à mesure que la soirée progresse, le non rattrape le terrain perdu. Les régions de Montréal, de l’Estrie et de l’Outaouais font pencher la balance. À 22 h 20, heure de l’est, Bernard Derome rend le verdict. « Radio-Canada prévoit, si la tendance se maintient, que l’option du non remportera ce référendum. » Selon le résultat final, les Québécois votent non à 50,6 % et choisissent de demeurer dans la Confédération canadienne, alors que le oui obtient 49,4 % des voix. La joie dans le camp du non est aussi profonde que la déception dans celui du oui. Le sentiment de défaite, Jacques Parizeau le galvanise dans son discours : « C’est vrai qu’on a été battu, mais au fond, par quoi? Par l’argent et les votes ethniques! » Une déclaration fâcheuse et malhabile de la part d’un chef d’État, mais que plusieurs estiment juste et franche. Le lendemain, Jacques Parizeau remet sa démission comme premier ministre.
Bonne lecture !
Shokin _________________

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Pelerin
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etienne
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Posted: Sun 2 May - 13:15 Post subject: L'indépendance du Québec |
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Shokin. Promis le vais te lire ,mais là il faut que je prenne un peu de temps. _________________ ELECTRON LIBRE
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Gwix
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Posted: Wed 5 May - 00:43 Post subject: L'indépendance du Québec |
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| Pelerin wrote: | De toutes façons les élections ont été truquées  |
Surtout quand le taux de participation des gens morts depuis moins de 4 ans surpasse celui des vivants inscrits... _________________ It's my house, and if you don't like it, get the fuck out! - Sample in : It's My House - Dano
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